Croissance en zone Franc : Le Cameroun enregistre une croissance de 5,9% en 2015

Admin 24/10/2016

Les ministres des Finances de la zone Franc se sont réunis vendredi dernier à Paris, la capitale française. Tenue en prélude aux assemblées d’automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, programmées du 7 au 9 octobre prochain à Washington aux Etats-Unis, ladite rencontre avait pour but de discuter de l’efficacité de l’investissement public, l’identification des obstacles au développement et à l’intégration du crédit. Mais davantage entre autres sujets, il a aussi été question des performances économiques de la zone Franc en 2015.

En effet, par rapport au reste de l’Afrique subsaharienne, la croissance de l’activité dans cette ère monétaire a été globalement supérieure. Mais, seule l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui regroupe huit pays (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) affiche du progrès. La croissance économique en UEMOA est passée de 6,5% en 2014 à 7% l’année dernière. Une performance qui s’explique d’après le rapport par la poursuite des grands programmes d’investissements publics. La Côte d’Ivoire avec un taux de croissance du PIB réel de 10,3% et le Sénégal (6,5%) se démarquent. Ces deux pays figurent parmi les économies les plus performantes du continent selon la dernière édition d’Africa’s Pulse, une publication semestrielle du Groupe de la Banque mondiale.

Pour les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad), la chute des cours du pétrole et la dégradation du climat sécuritaire continuent de freiner l’activité économique. Celle-ci a reculé de 4,8% en 2014 à 2,4% en 2015. Le Cameroun réalise la meilleure performance de cette sous-région, avec une croissance de 5,9%. Aux Comores, la croissance est redescendue à 1,0% l’année dernière contre 2,1% en 2014. Cependant, la courbe devrait remonter à 3% en 2016, d’après les prévisions. Par contre, les divergences vont persister entre l’UEMOA où on projette un léger rebond à 7,1% et la CEMAC où la croissance continuera à chuter pour atteindre 1,7%.

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