Business Hours : objectif de compétitivité et de développement de la PME Camerounaise

Sous un format d’échange convivial, la première édition des Business Hours s’est tenue le 20 Septembre 2018 dernier au Djeuga Palace Hôtel de Yaoundé sous le thème « PMEs Camerounaises et Leadership économique ». Ce thème, non anodin, a été spécialement choisi pour planter le décor de l’ambition nourrie derrière l’initiative de cette série d’afterworks thématiques.

Instituée par le partenariat entre le Mouvement Patronal ECAM et le Cabinet EA. Consulting noué en mars 2018, cet afterwork thématique constitue en fond, un évènement d’accompagnement et d’encadrement des entreprises à la compétitivité et au développement harmonieux.

Il s’agit donc de rassembler autour de la PME camerounaise, les différentes catégories d’acteurs institutionnels et des partenaires internationaux représentés au Cameroun, afin de les inviter à communiquer sur les diverses opportunités qui sont offertes aux entreprises. Et également, à mettre ensemble leurs stratégies et leurs actions dans le cadre de l’initiation de partenariats techniques et financiers, favorables à l’essor du secteur privé.

Ce nouvel écosystème ainsi créé, incitatif à la favorisation des échanges commerciaux et à l’engouement entrepreneurial, sera le point de départ d’une nouvelle vision de la croissance par l’action de la PME Camerounaise vers un leadership économique plus affirmé de notre pays.

C’est donc un engagement à booster la croissance du secteur privé que se sont donnés de mener à bout les organisateurs de cet évènement, qui par ailleurs, restent réceptifs à l’apport constructif que pourra certainement leur offrir les différents acteurs au développement ouverts cette initiative.

 

PME à l’honneur

  1. BABISSAKANA – Founder & CEO du Cabinet Prescriptor

« Le leadership économique du Cameroun passe par l’ambition des PMEs »

Selon notre expert M. Babissakana, la PME camerounaise peut contribuer au leadership économique sur deux plans : interne et international. Dans ce cadre, il n’est pas question de faire le distinguo entre les secteurs d’activités à mettre en avant ou pas, car tous sont concernés quand il s’agit de parler de rayonnement économique.

Au plan interne, il existe des entreprises camerounaises qui sont influentes et qui s’illustrent par leur rayonnement  dans le secteur d’activité respectif. Les points d’influence qui leur permettent de se mettre en avant, ne se limitent pas forcément à la hauteur de leur chiffre d’affaire, à la taille de l’entreprise ou à l’âge du promoteur. Ils s’adossent également sur des critères tels que l’innovation, la qualité ou l’aura du promoteur et la visibilité de l’entreprise.

Une société dynamique est une société d’entrepreneurs dynamique, une société où se retrouvent des entrepreneurs-leaders capables de montrer la voie, de tenir la distance et de montrer la voie de l’effort continuel, constructif et innovant aux autres entrepreneurs du secteur auquel il appartient ou pas.

C’est de cette dynamique instaurée et entretenue qu’émerge le leadership au plan régional et international. Bien évidemment, il existe des entreprises camerounaises qui s’illustrent actuellement sur ce plan via leurs exportations sous régionales et le volume des échanges qu’elles entretiennent avec les grands marchés africains, européens, asiatiques et américains.

Le leadership économique de notre passera donc par l’ambition et la vision de de nos entreprises. Participer donc activement à cette vision du développement est la clé.

 

ECAM Actu

Mme Sandra BATEY – Chef Antenne – ECAM Yaoundé/Responsable du Programme Enterprise Europe Network (EEN)

« Mettons-nous ensemble pour faire entendre la voix de la PME »

Le Mouvement Patronal Entreprises du Cameroun (ECAM) est une organisation qui a pour objectif d’accompagner les PMEs au développement et de les assister dans leur quotidien. Ce mouvement offre plusieurs opportunités aux entreprises camerounaises à travers des programmes tels que (Enterprise Europe Network (EEN) avec l’Union Européenne qui ont été mis sur pied en son sein, ainsi que des accords noués avec des partenaires techniques et financiers, nationaux et internationaux, représentés au Cameroun.

A ce titre, a mis sur pied un système de formation et d’information des PMEs dans le but de les capaciter dans des secteurs clés comme celui du financement. Ce système d’information permet également de véhiculer les informations stratégiques destinées à l’évolution des entreprises. Par ailleurs et en sens inverse, ECAM peut être considéré comme un centre d’écoute des PMEs camerounaises aux fins d’un plaidoyer auprès des pouvoirs publics, dans le but d’améliorer le climat des affaires et de favoriser l’engouement pour la création d’entreprise. ECAM encourage également l’entrepreneuriat jeune (Start Up), l’entrepreneuriat féminin et celui de la diaspora.

Mais ECAM ne peut aider la PME Camerounaise sans que celle-ci ne vienne au patronat pour présenter ses difficultés. La voix d’une PME isolée ne pourrait pas porter aussi haut et être entendue que celle plusieurs entreprises mises ensemble au sein du patronat. Comme l’a si bien dit Mme BATEY : « ECAM c’est nous tous et est ouvert à toutes les PMEs Camerounaises. ». Une plus grande implication des PMEs dans le patronat ECAM est donc souhaitée afin de créer un climat porteur de croissance dans les affaires au Cameroun.

 

 

 

Carte de visite 

  1. Rodolph MIALEU – Administrateur & Directeur Général de Cap Finance/Sponsor – Business Hours 1ère édition

« Une loi devrait être votée pour que les créances douteuses soient désormais traitées en acte de délinquance »

Cap Finance, établissement de microfinance basé à Yaoundé,  est présentée par son promoteur, comme une banque de détail fournissant les services de financement, d’épargne et de crédit aux ménages et aux opérateurs économiques de la place.

Créée à l’issue de la crise du secteur bancaire dans les années 90, où les microfinances étaient beaucoup plus destinées à la mise sur pieds des projets agricoles, Cap Finance a su passer le cap d’une période de mortalité élevée des microfinances. Cette mortalité récurrente des microfinances, qui peu à peu avaient commencé à fournir des services attribués à de la banque classique était principalement due au non remboursement des crédits, mais à la réglementation publique assez contraignante de l’époque.

Au fil des années, une évolution s’est fait jour : la réglementation publique est devenue plus incitative envers les promoteurs de ce type d’établissement financier, qui ont pu dès lors pénétrer une part conséquente du marché de la finance au Cameroun.

Mais le problème du non remboursement des crédits auprès des microfinances reste préoccupant. Selon M. Mialeu, une loi devrait être votée en faveur des microfinances, loi qui permettrait de résoudre ce problème lié aux créances douteuses qui fragilisent ce secteur d’activité. Passer les recours de non remboursement de crédit de la procédure civile à la procédure pénale permettrait, selon le promoteur de Cap Finance, de faire évoluer les mentalités et de favoriser l’essor du secteur de la microfinance au Cameroun.

Il invite néanmoins les acteurs publics et les opérateurs économiques à faire confiance à Cap Finance dans le cadre de leurs opérations financières.

 

Découverte

  1. Franklin NYEKI – Founder & CEO de Start Up Lab

« Un modèle de développement des Start up à 3 clés »

À l’ère actuel du digital, M. Nyeki, qui se définit comme un serial entrepreneur, conseille aux Start Up camerounaises un modèle de développement de leur activité à 3 clés, notamment : l’innovation, l’itération et la mutualisation.

Selon notre jeune entrepreneur, l’innovation passe par la disruption du marché ou d’une offre actuelle qui montre ses limites. Pour pouvoir changer la donne, un travail de fond doit être fait : observer le marché, analyser les différents modèles, scruter et étudier les meilleures pratiques d’ici ou d’ailleurs. Il faut également apprendre des erreurs constatées. C’est de ce processus qu’un entrepreneur pourra obtenir son produit minimum viable, adapté au marché qu’il souhaite pénétrer.

Il faudra ensuite procéder par itération pour améliorer ce produit minimum viable et obtenir une meilleure approbation du marché. Rajouter un plus chaque jour à son produit, effectuer des tests sur la viabilité et l’adhésion de la cible face au nouveau prototype ainsi conçu.

Enfin, notre intervenant conseille de mutualiser les coûts, les ressources et les risques encourus par le projet-produit. Tout ceci donnera les moyens au promoteur de startup de rendre le modèle de départ sur lequel il a planché, de plus en plus intelligent, viable et adapté à son marché. Ces trois clés permettent de créer des produits de niche.

Afin de financer son activité, M. Nyeki et son équipe fonctionnent sur un modèle de financement à deux variables : les fonds propres en grande partie, et des levées de fonds, qui viennent compléter leurs apports personnels.

La stratégie organisationnelle de cette Start up reste également importante. L’organisation opérationnelle est faite par projets, mais le lead de l’entreprise est une équipe qui fonctionne un peu comme un conseil d’administration. C’est au sein de ce dernier que sont mûris tous les projets stratégiques et les modèles de développement y afférents. La collaboration reste néanmoins très verticale et les idées de la partie opérationnelle sont prises en compte au même titre que celles du comité de direction de Start Up Lab.

Un modèle qui marche car à ce stade, sur 15 Startup créées par ce Start up Studio, 10 sont encore actives et possèdent dans leurs comptes des clients de haute volée.

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